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 Le Triathlon Longue Distance

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Lolo
Tri-Forumer Vétéran


Nombre de messages : 3422
Age : 50
Localisation : Magny le Hongre
Date d'inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Le Triathlon Longue Distance   Jeu 14 Juin - 16:56

Hello,

Je suis tombé sur un article qui décrit bien ce que représente le Triathlon Longue distance (j'ai mis en rouge, ce que j'ai pu ressentir avec ma petite expérience).
Bonne lecture...

Lolo

Triathlon longue distance. Voyage en votre fort intérieur

Le triathlète longue distance, est un être bien particulier

Durant une épreuve longue distance vous allez plonger dans un voyage, un voyage unique car il se déroulera en votre fort intérieur. Après avoir développé grâce à un entraînement de qualité des capacités physiques exceptionnelles, la difficulté, les imprévus, et tous les petits détails qui entourent l’épreuve auront des répercussions parfois positives , d’autres fois négatives et mettra à mal votre capacité mentale à les supporter. Mais dans une grosse majorité des cas rien n’y fera vous serez capable de repousser vos limites de plus en plus loin. Vous l’aurez compris une fois la course dans les jambes, il faudra aussi l’avoir dans la tête puis ensuite toujours porter un soin particulier au carburant nécessaire pour faire avance ce moteur digne du plus beau diesel dernier cri.

Le triathlète, un être exceptionnel:

Courir durant 5-6 ou 10 heures, voir même 17 heures n’est pas donné à tout le monde. Le triathlète qui aura choisi de se lancer sur le long devra posséder un moral et une volonté à toute épreuve. Tout le monde ne peut pas souffrir durant une longue durée, cela s’apprend et s’entretien. En effet, outre la souffrance, l’athlète devra gérer et s’adapter constamment aux évènements car durant la course vont se succéder périodes d’euphories, de désespoir, de bonheur et de doute. Un athlète va se forger ce moral d’acier tout au long de sa préparation, mais c’est aussi souvent après de nombreuses années de pratique que l’athlète pourra maîtriser positivement ses émotions. L’expérience aura une importance de tout premier ordre car il permettra au coureur de mieux se connaître, une véritable quête de connaissance de soi.Positiver, toujours positiver quoi qu’il arrive :

La première chose à faire est d’oublier les distances mais plutôt de vous concentrer sur la durée. Neuf heures paraîtront toujours plus court que 180 kilomètres de vélo ou de 42,195 à pied alors les associes est encore une pensée supplémentaire à sortir de votre esprit.
Ensuite, construisez-vous votre bulle. Une bulle imaginaire, à l’intérieur seul un athlète à sa place, vous. Une grosse majorité de tout ce qui vous entoure doit devenir insignifiant. Vous êtes seuls…. Parmi tout ce monde.

Anecdote : J’ai coaché un jour un athlète sur une course, lors d’un passage dans une rue, il longeait une série de restaurant…. De terrasse ou des personnes se désaltéraient… la seule vision de ces personnes l’ont totalement déstabilisé, il s’est focalisé là-dessus et s’est mis à les envier, tout juste n’allait-il pas se joindre à eux…. Il était sorti de sa bulle….

Se découvrir :

’Je ne suis plus le même, en une épreuve j’ai plus appris sur moi qu’en 10 ans de sport’’ m’a confié un athlète. En effet, se lancer sur une course de plusieurs heures ne vous laissera pas indifférent. C’est une véritable aventure, un vrai défi contre vous-même car bien avant de vouloir réaliser un chrono, la première chose qui compte c’est de franchir la ligne d’arrivée. Un défi pour certain, le défi de leur vie de sportif et pourtant pour le réussir la première chose à faire est de ce détacher de cette ligne d’arrivée et d’y penser que dans les coups durs, lorsque en dernier ressort la seule chose qui puisse vous sauver est de vouloir la franchir. Avant tout, cherchez toujours à être bien, à l’aise et à avancer animer par la notion de plaisir…. Positivez. Lorsque votre rythme n’est plus celui espéré, dites-vous bien que 10’’ plus tôt la ligne d’arrivée était encore moins proche et que tant que vous avancez même en marchant, vous vous rapprochez de la ligne foulée après foulée.

Entrez dans votre bulle et écoutez les signes de votre corps :

Votre défi va occuper votre esprit de manière quasi continue. François Chabaud himself, avouera ne connaître aucun athlète pouvant affirmer avoir pu réaliser une course en étant bien du début à la fin. En effet, quoi qu’il arrive votre journée sera marquée par l’alternance de hauts et de bas.
Lors de votre entraînement les séances longues feront parties intégrantes de votre préparation. Ces séances permettent d’avoir à votre disposition une manière optimale de vous préparer psychologiquement. Elles vont vous permettre d’appréhender la durée de l’effort et la distance. Durant ces séances tout comme durant votre épreuve, vous devrez chercher à vous concentrer, à détecter et analyser objectivement tous les signes de votre corps afin à chaque fois de réadapter votre allure, votre technique ou votre alimentation. Vous le savez, la souffrance fait partie du jeu, vous devrez la maîtriser et l’oublier afin de toujours rester concentrer et positif.
Mais attention, ne cherchez pas à uniquement analyser les douleurs et les difficultés, comme je le dis toujours à mes athlètes ‘’’attention après le beau temps la tempête mais heureusement après la tempête c’est toujours le beau temps’’. En effet, lorsque vous vous sentez bien, vous aurez tendance à accélérer ou tout simplement à vous déconcentrer. Attention car le retour de bâton sera terrible. Dans le même registre, je vous conseille de toujours vous alimenter dans ces moments positifs car le premier signe de l’hypoglycémie est l’euphorie.

Evadez-vous :

Cherchez à vous évader, tout en restant concentrer, regardez le paysage, souriez au public
(c’est toujours bon…) et surtout accrochez-vous. Durant la course ne pensez pas à ce qu’il reste à faire mais bel et bien au chemin que vous avez déjà parcouru. Dans la dernière heure, l’heure crucial en règle générale remotivez-vous en pensant à la ligne d’arrivée, à votre famille qui est là et surtout au défi que vous venez de relever. Plus rien ne doit pouvoir vous empêcher de réussir. Lorsqu’une douleur physique vous perturbe, modifier ne serait-ce que très légèrement l’inclinaison de votre buste, la douleur disparaîtra et fera naître une sensation de bien être qui vous relancera

The spirit :

N’abandonnez jamais. Sauf nécessité vitale ne jetez jamais l’éponge. L’esprit de notre sport est de toujours rejoindre la ligne d’arrivée. Comme Thomas Hellriegel (vainqueur de l’ironman d’Hawai 1997), ‘’n’abandonnez jamais, dans un jour sans si vous terminer la course vous aurez mal aux jambes durant une semaine, mais si vous abandonnez vous aurez mal à la tête durant des mois’’.

Anecdote : L’an dernier lors de l’ironman d’Hawaï Chris Mac Cormack était au plus mal, nous avons échangé quelques mots sur Highway alors qu’il marchait. Macca m’a confié avoir vécu très mal son abandon sur la course l’année précédente, un abandon qui l’a hanté longtemps et que pour ‘’se soigner’’, cette année même s’il arrivait de nuit, par respect envers les autres et envers lui-même il finirai la course.

L’énergie pour avancer :

Volontairement nous n’abordons que l’apport alimentaire du jour J car son lien avec le mental sans être évident est bel et bien réel.

Les bons réflexes commencent dès le réveil. Prenez une petite collation, à base de thé, biscottes, miel par exemple. Buvez naturellement sans vous forcer. Si vous appréciez les gâteaux énergétiques (Overstim’s, Inko..) prenez en mais pensez à mettre un peu plus d'eau que sur la notice...il sera moins compact plus facile à manger et à digérer.
L’hydratation devra constamment occuper votre esprit. 1 heure avant le départ, tous les 1/4 d'heure commencez à boire de la boisson énergétique, par petite quantité.

La dernière heure avant la course :

5 mn avant le départ, buvez un dernier demi-verre d’eau…. Le but n’est pas de vous hydrater mais seulement d’assurer une certaine activité à votre estomac et à vos intestins, afin que ces derniers ne se mettent pas en position de veille, en raison de l’afflux sanguin au niveau des muscles sollicités en début de course mais également en raison du stress sur la ligne de départ . En effet, souvent le redémarrage de ses organes est difficile et peut entraîner une mauvaise assimilation des premiers apports énergétiques et provoquer des douleurs intestinales.

Durant la première partie de course :

Durant les quatre premières heures, pensez à manger toutes les 45’ par petites quantités et de préférence des barres. Vous pouvez également consommer, comme le fond les cyclistes un petit sandwich de jambon, afin d’éviter l’apparition de la faim et de vous faire plaisir. Le plaisir par le palet, une manière comme un autre de se faire du bien malgré la difficulté liée à l’effort. Cela vous permettra également de rompre la monotonie gustative entraînée par la consommation régulière de produits énergétiques. Les aliments solides permettront de préparer la deuxième partie de course. Pensez à boire (alternance boisson énergétique bien diluée s'il fait chaud, moins diluée s'il fait froid et d’eau) tout les quart d’heure.

Durant la seconde partie de course :

Après 4-5 heures de courses, passez aux gels. Nous ne vous le conseillons pas en première partie de course car le gel peut dégoûter et la consommation de barres permet d’éviter la faim tout en maintenant un petit travail au niveau de votre estomac ce qui évite notamment la production de sucs gastriques. 1 tube par heure de gel, si vous voulez toutes les 45' pour plus de précaution est suffisant. Attention, prenez toujours votre gel à proximité d’un ravitaillement afin de boire en même temps de l’eau afin de diluer le gel dont la concentration peut entraîner des maux d’estomacs.

Si des maux d’estomac surviennent, buvez une fois sur deux du coca cola. Cette boisson est particulièrement efficace dans ce cas de figure. Comme pour le sandwich, le coca vous permettra également de rompre la monotonie des gels et des boissons de l’effort tout en vous procurant un petit bien être. Mais attention, consommez cette boisson avec parcimonie

Rappels : Vous devrez avoir pis soin de tester votre alimentation lors de vos séances d’entraînement longues. D’autres part, souvenez-vous toujours qu’à l'effort l'eau seule n'est pas assimilable par l'organisme étant donné que ton activité intestinale est au ralenti, il faut toujours y rajouter un peu de sucre (fructose ou boisson énergétique dilué vendus dans le commerce) ou l'utiliser en même temps que le gel ou les barres. L'eau seule ne sert qu'à désaltérer, seule, c'est-à-dire sans apport glucidique, buvez-en très peu ou recrachez-la.

Règle d’or : Assurez-vous de toujours avoir une barre ou un gel de plus. Il vaut mieux être prévoyant. Sachez également qu’une petite erreur est rattrapable. Les athlètes expérimentés arrivent à gérer les hypoglycémies. Après un début d’hypoglycémie si vous arriver à rapidement vous alimenter convenablement il n’y a aucune raison que votre fin de course soit pas à la hauteur de vos espérances.


Vous l’aurez compris à travers la courte analyse de ces deux points clés que ce qui compte le plus est bel et bien la connaissance de soi. Cette quête de découverte devra toujours vous habiter. Apprenez à mieux vous connaître, à savoir ce qui est bon et ce qui vous est néfaste et plus rien ne pourra vous empêcher de connaître le bonheur, votre bonheur. N’oubliez pas…… Positivez.

Par Guy HEMMERLIN www.endurancetrainingconcept.com


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jerome
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MessageSujet: Re: Le Triathlon Longue Distance   Jeu 14 Juin - 17:28

C'est ce que je ressens tous les jours. Au reveil ( l'euphorie??!!!) monte ensuite ca baisse et ca remonte en fin de journee!!!! Laughing

Euhhhhh..... non c'est pas l'euphorie ca se situe plus en bas!!!! Razz
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